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Publié le 22 septembre 2016

Le PPS dévoile son programme et son souhait d’assurer une croissance de 6%

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C’est la saison des programmes électoraux, élection du 7 octobre oblige. Les uns proposent un « projet » de programme, d’autres une « charte » et non un programme, et tous ou presque promettent un avenir radieux et une croissance soutenue de plus de 5%, alors même qu’elle stagne aux alentours de 4 et même moins depuis plusieurs années. Le PPS vient donc de présenter son programme électoral.

Le parti de Nabil Benabdallah a articulé son programme autour de 5 axes principaux, dans lesquels on voit la touche de la proximité et alliance avec le PJD. Les voici :

1/ L’humain au cœur des politiques publiques pour un Maroc juste et solidaire.

L’éducation et la formation sont érigées au rang de priorité nationale, avec la promesse d’instaurer l’enseignement obligatoire de 3 à 15 ans, et de généraliser le préscolaire. A l’autre bout du parcours éducatif, l’université devra elle aussi être réformée, par l’extension des effectifs d’étudiants bénéficiaires de bourse et la mise en œuvre d’un programme d’évaluation externe des enseignants.

Sur la plan de la santé, le PPS préconise de porter le budget du ministère de la santé à 8 % du budget général puis à 10 % à l’horizon 2020, de parachever la couverture médicale universelle et d’élargir les progrès réalisés en matière de RAMED et d’AMO. En outre, un effort devra être entrepris pour doter le secteur public des ressources humaines indispensables pour arriver à mobiliser plus de 4.500 professionnels supplémentaires (contre la moyenne actuelle de 2.000 postes budgétaires par an).

Le PPS promet également de poursuivre la dynamique actuelle (Benabdallah est ministre du Logement sortant) par le projet de réduire le déficit en logement de 400.000 à 200.000 logements à l’horizon 2020, lequel déficit était de 800.000 unités en 2012.

La culture, la jeunesse, la parité et l’égalité figurent également en bonne place dans le programme du parti.

2/ Concilier efficacité économique et justice sociale

Le PPS s’engage à « tout faire pour réaliser une croissance forte et durable de 6%, à l’horizon 2020, assurant l’émergence et le développement », en levant pour commencer tous les obstacles qui entravent l’investissement et en encourageant par des mesures réglementaires la PME à avoir accès aux marchés publics. La formation et la fiscalité seront aussi les maîtres-mots pour favoriser l’émergence d’une entreprise compétitive, tant au niveau de la PME que de la TPE (très petite entreprise).

Par ailleurs, le parti promet d’ « inscrire l’emploi au cœur des programmes sectoriels et des politiques macroéconomiques ».  La question de l’emploi doit devenir la priorité numéro 1 tant l’accès à l’emploi est un prélude à l’accès aux autres droits économiques et sociaux. Dès lors, tout l’effort mené jusqu’à présent doit se poursuivre en prospectant toutes les voies possibles à même de réduire le chômage de 2% en 2020.

Au niveau de l’industrie, le PPS veut gagner près de 10 points dans la part de l’industrie dans le PIB en passant de 14% à 23% et créer entre 400.000 et 500.000 emplois avec un plan de formation professionnelle.

Le Plan Maroc Vert, le tourisme, la pêche, l’artisanat et l’économie numérique font également l’objet de plusieurs promesses.

3/ Approfondir la dimension écologique des politiques publiques

Revenant à ses anciennes chapelles idéologiques, le PPS souhaite mettre en place une planification stratégique écologique en assurant la convergence des politiques publiques vers les objectifs de développement humain durable et de renforcement de la démocratie participative et de la décentralisation.

Le PPS étant en charge de l’Eau à travers la ministre Charafat Afailal, il s’engage à renforcer la gouvernance du secteur et la gestion décentralisée de l’eau en renforçant les prérogatives et les moyens des agences hydrauliques, et aussi à développer l’économie de l’eau destinée à l’irrigation.

4/ Pour une mise en œuvre démocratique de la Constitution, confortant les libertés et droits fondamentaux et concrétisant l’Etat de droit

Il s‘agira là de conforter les libertés et droits fondamentaux en modernisant le code de la presse (qui vient d’être élaboré par el Khalfi, en principe allié de Benabdallah, mais ce dernier se rappelle qu’il fut également ministre de la Communication).

Mais le PPS est pratiquement la seule formation à penser à réformer l’administration, sans laquelle rien ne saurait être fait, de bon du moins…

5/ Rehausser la place du Maroc dans le monde

C’est l’une des mesures phare du programme du PJD, et elle a été reprise par son allié, le PPS.  Pour cela il faudra œuvrer à mettre en place une diplomatie active, qui revendiquerait entre autres Sebta et Melilla. Par ailleurs, le PPS milite pour un meilleur accueil des migrants et une politique plus avancée en la matière.

Voir le programme détaillé du PPS, ici.

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