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Publié le 29 mai 2016

Najib Akesbi doute des chiffres de 80 milliards de la Compensation

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L’économiste et membre du PSU Najib Akesbi doute plus que jamais des chiffres avancés par le gouvernement, concernant un gain de 80 milliards de DH issus de la suppression du soutien aux prix des hydrocarbures. Pour lui, le gouvernement n’a fait qu’appliquer la politique des institutions financières, dans une sorte de retour à l’ajustement structurel des années 80.

Ainsi, pour l’économiste, la politique du « bon élève du FMI qu‘est ce gouvernement » n’a pas fait gagner aux comptes de l’Etat la somme annoncée de 80 milliards. Si cela est vrai en apparence, on trouve autre chose en entrant dans le détail. Ainsi, avec l’effondrement des prix du pétrole à l’international, les subventions de l’Etat aux prix des hydrocarbures n’auraient pas été aussi élevées qu’avant, et donc la base de calcul des 80 milliards s’était effectuée sur un prix de plus 100 $ le baril de pétrole. Ce qui n’a plus été le cas depuis 2014. Cette vision des choses est partagée par plusieurs autres économistes et membres de partis de l’opposition.

Cela étant, ajoute Najib Akesbi, le secteur des hydrocarbures est « une bombe à retardement, monopolistique, et fonctionne selon la loi de la jungle. En cas de remontée des cours du pétrole, la politique actuelle sera une catastrophe pour l’ensemble des Marocains ». Akesbi ne dit cependant pas ce qu’il convient de faire pour la compensation : appliquer la vérité des prix, ou maintenir la subvention, ou encore une solution intermédiaire qui resterait à définir.

Il s’est contenté d’affirmer que « nous (le PSU) voulons une économie forte, productive et solidaire, qui tienne compte de la dimension humaine, et qui prenne en considération l’environnement et les ressources naturelles ». Ce qui reste une profession de foi que le PSU voudrait opposer à la foi du gouvernement, dans tous les sens du terme…

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