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Publié le 23 mai 2016

Lahcen Daoudi sort une autre vérité, sur l’anglais cette fois

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Le ministre de l’Enseignement supérieur Lahcen Daoudi n’a pas la langue dans sa poche, mais à force de faire des déclarations, la loi des grands nombres agit et il finit par déraper. Dernière mésaventure en date, sa saillie sur l’anglais.

« L’étudiant qui ne possède pas de PC n’a pas d’avenir non plus, et celui qui ne parle pas correctement anglais n’a plus qu’à aller se creuser une tombe et y entrer »… Il disait cela en prévision d’une mesure qu’il voudrait voir appliquée, en l’occurrence que les doctorants, avant de recevoir leur titre, doivent être parfaitement capables de manier la langue de Shakespeare… Quand, comment ? Le ministre ne l’a pas dit. Daoudi n’a pas tort sur le fonds, mais c’est la manière qui dérange, et aussi et surtout le fait qu’il dresse des constats, accuse de tous les maux, abuse de mots, mais sans apporter de solution, même pas un début.

Les commentaires sarcastiques sur la sortie de Daoudi n’ont pas manqué de fuser sur les réseaux, l’un des internautes s’interrogeant sur le nombre de ministres qui ne parlent pas en anglais, un autre s’attardant avec force ironie sur les cours accélérés d’anglais que le chef du gouvernement Abdelilah Benkirane a été prendre en Belgique. « Une élection est-elle assimilable à un doctorat ? Oui, parce que Benkirane a été apprendre l’anglais, avant les élections à venir »…

Lahcen Daoudi, si l’on en croit ses différentes déclarations, se retrouve donc à la tête d’un ministère qui gère des étudiants ne parlant aucune langue. Il avait en effet affirmé voici quelques semaines que le débat sur le français n’est pas utile puisque, de toutes les manières, les bacheliers ne parlent correctement ni en arabe ni en français. Mais lui, décide de mettre la pression sur l’anglais.

Ubuesque ou kafkaïen ? Le lecteur jugera.

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