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Publié le 18 janvier 2016

L’Allemagne d’Angela Merkel souhaite expulser des centaines de Marocains vers leur pays, mais...

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Dans le pays de Mme Merkel, et après l’engouement à recevoir un million de réfugiés venus de pays arabes en 2915, essentiellement du Moyen-Orient, l’heure est à la réflexion sur l’opportunité et l’utilité de cette politique. Une levée de boucliers plutôt rude s’est manifestée depuis les évènements de Cologne la nuit du réveillon du 31 décembre, quand plus de 500 Allemandes ont été harcelées, voire agressées,  sexuellement.

Il est vrai que sur la vingtaine de suspects arrêtés par la police de Cologne les premiers jours de 2016, 17 sont originaires du Maroc et de l’Algérie. La chancelière, Angela Merkel, en butte à des critiques venues de toutes parts, a déclaré samedi que « si les réfugiés ont commis un délit, cela doit avoir des conséquences, et cela veut dire que le droit (de séjour) doit s’arrêter s’il y a une peine de réclusion, même avec sursis ».

De son côté, le porte-parole de la chancelière Angela Merkel, Steffen Seibert a-t-il déclaré en fin de semaine dernière que « tous les étrangers à qui, après une procédure équitable, il est notifié qu'ils n'ont pas le droit de rester doivent quitter le pays. Cela vaut aussi bien sûr pour les ressortissants de pays d'Afrique du Nord et il faut discuter de comment rendre ces reconduites possibles. Nous avons un accord de réadmission, ça veut dire que sur le papier tout est en règle, mais dans la pratique, il ressort que c'est très problématique dans certains cas et il faut en parler pour que la pratique soit en accord avec le cadre juridique ».

Dans l’intervalle, l’Allemagne entreprend de placer les demandeurs d’asile déboutés venant d’Algérie et du Maroc dans des centres spécifiques en attendant leur expulsion. Les responsables de l’immigration en Allemagne ont constaté en effet que de plus en plus de Marocains ont quitté leur pays pour s’en aller en Turquie et, de là, se fondre dans la masse des réfugiés venant de Syrie et d’Irak et allant vers l’Allemagne.

Ce sont près de 3.000 Marocains qui sont concernés par ces mesures, mais Rabat ne se montre pas franchement favorable à ce retour massif en raison, entre autres, de la difficulté d’identification de ses ressortissants. En effet, les Maghrébins détruisent leurs papiers une fois sur le sol turc, rendant difficile la détermination de leur pays d’origine.

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