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Publié le 28 septembre 2015

Quand Saâdeddine Elotmani se rêve en… conseiller de l’opposition

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L’ancien ministre des Affaires étrangères et actuel président du Conseil national du PJD Saâdeddine Elotmani était en déplacement ce weekend dans sa ville d’origine d’Aït Melloul. Il a tenu un meeting à cette occasion, dans lequel il a longuement parlé de la corruption et de la perversion de l’opération démocratique.

Ainsi, Elotmani a-t-il affirmé qu’il connaît le cas d’un candidat qui a dépensé près de 10 millions de DH pour sa campagne électorale. « Cet individu n’est pas tant concerné par le développement de sa collectivité que par les gains qu’il en engrangera », a martelé l’ancien patron de la diplomatie marocaine, et psychiatre de son état. Un nom, alors, M. Elotmani, vu la gravité de l’accusation ?...

Concernant les partis d’opposition, Elotmani a affirmé que leur discours n’est pas à la hauteur des attentes de la population en général et de la classe politique en particulier, PJD en tête. « Le gouvernement a besoin d’une opposition pertinente qui montre les erreurs et les errements des ministres. Ce n’est qu’avec cela que les réformes pourraient être bien menées ».

Prenant l’exemple du parti de l’Istiqlal, le président du conseil national du PJD a expliqué que ce parti se cantonne dans un rôle d’opposition stéréotypé, et se contente de porter des accusations contre le PJD. « Comment voulez-vous convaincre les gens que le PJD appartient à Daech ? », s’est-il interrogé, avant de faire cette curieuse déclaration : « J’aurais aimé être conseiller de l’opposition et lui montrer la voie à suivre dans l’accomplissement de son rôle critique ». Pour lui, la lutte contre la corruption est un processus et ne saurait être une décision à effet immédiat. Et il se propose de l’expliquer à ses adversaires, s’ils le voulaient…

 

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